Un plan de gestion sédimentaire pour l'Arc entre Orelle et Saint-Martin-la-Porte

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Dans le cadre du contrat de Bassin de l’Arc, le Syndicat du Pays de Maurienne a lancé en Avril une étude relative au transport sédimentaire de l’Arc entre Orelle et Saint-Martin-la-Porte.

Pourquoi une telle étude ?


Lors de certaines crues, les évolutions du fond du lit de l’Arc dans le secteur de Saint Michel de Maurienne sont susceptibles d’être de grande ampleur. Les affluents tels que le Poucet à Orelle peuvent apporter brutalement un volume important de matériaux dans l’Arc. Les débits de l’Arc étant faibles (car une partie de l’eau est dérivée pour servir à la production hydroélectrique), les matériaux ne sont pas repris totalement et contribuent à l’engravement de l’Arc. Si le lit s’exhausse de manière trop importante, ce dernier risque de déborder sur l’autoroute, la voie départementale et la voie ferrée. La traversée de Saint-Michel de Maurienne et la station d’épuration Calypso pourraient être inondées. La liaison électrique Savoie-Piémont de RTE passe sous la RD1006 et est ainsi menacée en cas d’érosion de la route. Enfin, la retenue de Saint-Martin et les aménagements hydroélectriques constituent également un enjeu dont l’engravement chronique peut perturber le fonctionnement. 

 

Figure 1 : Obstruction de la confluence Arc-Poucet suite à une lave torrentielle en 2020 (SPM)

Un curage d’ampleur a été réalisé en 2020 par la SFTRF et EDF afin de diminuer le risque inondation de l’autoroute. Néanmoins, cette intervention ne suffit pas pour protéger l’ensemble des enjeux situés le long de l’Arc et ne constitue pas une solution pérenne. C’est dans ce cadre que le SPM a initié une étude sur le secteur situé entre le Pont de la Denise à Orelle et le barrage de Saint-Martin-la-Porte. Le fonctionnement de l’Arc y est mal connu, alors que alors que les enjeux y sont importants et le risque d’inondation avéré.

 

Figure 2 : Linéaire concernée par l'étude

Quel est l’objectif de l’étude ?


Le but de cette étude est de mieux comprendre le fonctionnement de l’Arc afin de définir des actions pérennes pour la gestion du transport solide, et ainsi diminuer le risque d’inondation des enjeux. L’étude répondra aux questions suivantes :

  • Quel est le volume de matériaux susceptible d’être apporté par les affluents de l’Arc lors des crues ?
  • Où les matériaux risquent-ils de se déposer ? Quels sont les secteurs susceptibles de s’engraver fortement ?
  • Quels sont les risques d’inondation en cas d’engravement du lit de l’Arc ?
  • Quelles solutions mettre en place ?

En quoi consistera l’étude ?


Le bureau d’étude Eaux Torrents et Rivières de Montagne (ETRM), chargé de cette étude, analysera le fonctionnement de l’Arc grâce à des observations de terrain et à des modélisations.

Un profil en long objectif sera défini : il s’agit du niveau du lit à maintenir pour garantir la protection des enjeux. Dès que le lit de l’Arc s’exhaussera au-delà de ce niveau de référence, des actions seront mises en œuvre.

L’étude devra aboutir à un plan d’action sur le long terme, prenant en compte les différentes problématiques du territoire (risque inondation, production hydro-électrique…). L’étude devrait être finalisée au printemps 2022.

Figure 3 : L'Arc en amont de Saint-Michel de Maurienne (SPM)

Figure 4 : L'Arc dans la traversée de Saint-Michel de Maurienne (SPM)

Contact :

Zélie Gahon - animation.gemapi@maurienne.fr
Tél : 04 58 81 10 14

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