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Intervention de Christian Rochette

Intervention de Christian Rochette, Conseiller Régional, maire de Saint Rémy de Maurienne, Président du SPM lors de la session du Conseil régional le 28 mars 2013 au sujet de l'actualisation du schéma interrégional d'aménagement et de développement du Massif des Alpes.

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Pour avoir travaillé pendant 40 ans en montagne et pour la montagne et avoir suivi le premier SIMA de 2006 et les travaux du Comité de Massif préparatifs à la mise en place du second Schéma Interrégional d'Aménagement et de Développement du Massif Alpin, je suis aujourd'hui perplexe et inquiet.

Perplexe car les grands documents d'orientation servent surtout à alimenter les administrations et à réglementer, même si on voit bien ensuite notamment avec la convention alpine le respect qu'il en est fait…

En effet, en matière de transport, le protocole TRANSPORT de la CONVENTION ALPINE interdisait toute nouvelle percée de tunnel dans les Alpes… cela n'a pas résisté au dernier accord FRANCO ITALIEN à Lyon et surtout à la pression des Italiens qui ont fait disparaître la galerie de sécurité au profit d'un second tube.

Du reste, vous allez nous proposer tout-à-l'heure une adhésion à ALPARC qui est paraît-il le seul organe de mise en oeuvre de la convention alpine et de ses protocoles … J'attends toujours sa réaction suite à cette violation du protocole « transport »

Globalement, nul ne saurait s'opposer aux bonnes intentions de ce schéma et surtout pour ceux qui vivent en montagne et grâce à la montagne car :

- Consolider et diversifier les activités spécifiques du massif, n'est-ce pas ce qu'ils font depuis plus d'un demi -siècle ?

- Organiser et structurer le territoire, c'est bien le rôle essentiel des élus de terrain et de nos communes et intercommunalité de montagne, même si d'aucun se plaisent quelquefois à leur contester ce rôle fondamental comme si la lumière, la science et la connaissance des vraies valeurs montagnardes et le dessin de l'avenir de nos populations montagnardes devait impérativement être passé au tamis des « sachant environnementaliste » de nos villes et autre professeur es qualité… qui nous explique le Bien et le Mal.

- Insérer les Alpes françaises dans leur environnement régional, transfrontalier et transnational, dont acte si ce qui se fait de longue date peut être renforcé.

- Et bien sûr garantir nos ressources patrimoniales et naturelles, qui mieux que les habitants et leurs élus peuvent en être les garants, même s'il y a pu avoir par le passé quelques erreurs, la loi est passée à juste titre par là avec la procédure UTN et les équilibres sont aujourd'hui mieux respectés.

La gestion des espaces de montagne se fait, vous le savez, sous l'oeil vigilant des services de l'Etat, les lieux et structures de concertation existent dans lesquels TOUS les Acteurs peuvent faire valoir leurs avis (démarche UTN, mais aussi SCOT, PLU, sans compter les enquêtes publiques).

Aujourd'hui les projets sont largement discutés en amont et quasiment négociés entre toutes les parties.

Alors arrêtons l'opposition stérile entre l'économique, l'aménagement du territoire et l'environnement. Définissons et reconnaissons une bonne fois ce qui est utile et souhaitable pour la montagne, pour ceux qui en vivent, pour ceux qui en jouissent et qui s'en émerveillent tout en évitant la sanctuarisation et la guerre des « egos » environnementaux.

Les débats, les rencontres sur le territoire de la montagne sont trop souvent des plaidoyers pro domo d'un camp du développement contre celui de l'immobilisme et du statu quo, quand n'est pas prôné le retour en arrière.

Je vais maintenant prendre quelques exemples pour montrer que nous sommes pour des évolutions réelles.

Pour la réhabilitation de l'immobilier de loisir, nous proposons qu'un effort soit demandé aux opérateurs immobiliers déjà présents en station qui voudraient construire des lits neufs au lieu de réhabiliter.

Sur le tourisme, nous souscrivons à l'idée qu'il faut le diversifier même si cela reste une gageure et que depuis des décennies on essaie. Nous ne voulons pas pour une mono industrie du ski… cependant « si le tout ski, c'est bien fini, la montagne sans le ski, c'est finie. !»

C'est pourquoi il faut rester ferme sur le pivot essentiel de l'activité et de l'économie de montagne : la neige et la glisse. Nous sommes inquiets, Monsieur le Président !

Nous n'avons pas à rougir des emplois créés en montagne, au contraire nous en sommes fiers. Nous n'avons pas à nous cacher le fait que les ¾ des investissements en montagne sont liés au ski, nous n'avons pas et surtout nous, M. LE PRESIDENT DE LA REGION RHONE ALPES à avoir le SKI HONTEUX ! car c'est bien de cela dont il s'agit souvent, ma collègue vous l'a montré grâce à l'étude réalisée par votre outil touristique RHONE ALPES TOURISME, la montagne c'est le trésor du tourisme rhônalpin !

A l'inverse de ce que votre magazine hiver 2012/2013 a publié en escamotant le ski et la glisse, et en passant le ski par pertes et profits. Mais permettez-moi de relever d'autres incohérences dans votre politique touristique puisquavec RHONE ALPES TOURISME vous misez sur toutes les valeurs intrinsèques de la montagne notamment l'hiver, politique que vous avez valorisée lors de l'inauguration de grand ski en janvier dernier à CHAMBERY , et politique que vous reniez dans votre magazine.

Le schéma interrégional mérite aussi le même reproche car pour un document d'orientation générale, consacré à la zone alpine, la place réservée à l'économie touristique des stations est nettement insuffisante au regard de son apport réel aux Rhônalpins, à ses collectivités territoriales et à ses entreprises, à leurs salariés et aux sportifs du ski (que vous plaisez à recevoir lorsqu'ils font triompher Rhône-Alpes). Nous souscrivons naturellement à la sécurisation de l'emploi saisonnier et nous y travaillons avec les élus du territoire. Que la plus grande région de ski au monde ait le « ski honteux » est non seulement navrant mais peut être considéré comme une faute politique.

Du reste les départements alpins de la Région RHONE ALPES ne s'y sont pas trompés même s'ils sont mesurés pour l'ISERE, remettent cependant tous en cause l'insuffisance de la prise en compte de l'activité hivernale y compris l'ISERE dont le Président PICHOUD du Parc des Ecrins est ni plus ni moins le Président de tous les Parcs Nationaux.

Monsieur le PRESIDENT, le SIMA pour le volet tourisme propose ni plus ni moins que de banaliser, voire de sous-estimer le premier moteur économique et social des territoires touristiques du massif alpin que sont les stations.

Et si les élus du premier Parc National, celui de la Vanoise, sont si rétifs à la nouvelle Charte, c'est non seulement parce qu'ils n'ont pas été considérés comme ils le devaient, mais aussi parce que le projet de charte ne disait à aucun moment que l'on s'assurerait qu'il serait compatible avec l'objectif de consolidation du tourisme et l'agriculture de montagne. C'est pourtant à nos yeux l'une des questions majeures que pose cette charte et sur laquelle les choses doivent évoluer.

Vous comprendrez que mon intervention ait été volontairement axée sur le tourisme alpin et que nous émettions aussi quelques doutes avec la référence à certains projets dont la fameuse prospective pour RHONE ALPES MONTAGNE 2040 ! Car relier les deux dossiers cela ne semble pas opportun, vu les différences de durées, ni à la mesure de l'enjeu du SIMA qui doit être validé pour les 6 ans à venir. De plus, j'en profite pour vous rappeler qu'il semble que les socioprofessionnels attendent toujours d'être sollicités pour MONTAGNE 2040 !

Enfin sur les autres thèmes :

- Sur la thématique de l'eau,
L'enjeu amène à une réflexion collective qui doit impérativement s'appuyer sur une connaissance objective du poids relatif de chacun des usages, puis à une conciliation des usages, voire à des arbitrages sur les différentes utilisations de l'eau.

- Sur la question foncière,
Concernant les conflits d'usages entre une forte demande consécutive aux aménagements économiques et la nécessité de préserver un foncier agricole et forestier fonctionnel, les trames vertes et bleues et les espaces pastoraux et l'environnement, il est à noter que les outils favorisant l'implication des propriétaires dans un sens collectif existent (associations foncières pastorales par exemple).

- La gestion des transports de marchandises et leur distribution nécessitent des solutions adaptées au contexte des territoires alpins, avec la mise en oeuvre de solutions innovantes. La réalisation des accès français du LYON TURIN aura pour objet, avec sa composante fret, de disposer d'un itinéraire performant, beaucoup plus efficace énergétiquement. Les Alpes pouvant être considérées comme un territoire privilégié d'application des transports durables, la restructuration du réseau ferré devra écarter à terme le fret de sites naturels sensibles et de la traversée des principales agglomérations.

- L'amélioration des mobilités transfrontalières, les mesures nécessaires de gestion des trafics internationaux, qui doivent être développées dans les vallées alpines sur la base de critères environnementaux, ne doivent pas entraîner un report de trafic routier. A ce titre, les éventuels Plans de Protection de l'Atmosphère sur certains territoires doivent prendre en considération et réduire fortement le risque de report de trafics de transit. Il faut appliquer les mêmes règles de circulation partout et développer de manière urgente le report modal par des incitations effectives.

De même le maintien des industries électro intensives des vallées alpines doit être préservé en leur permettant de bénéficier de tarifs et quotas au niveau de l'approvisionnement électrique.

En conclusion, nous voterions le SIMA si des ajouts étaient possibles et, surtout, si notre amendement supprimant la référence à 2040 était accepté.

7728 mars 2013 - Conseil RégionalIntervention de Christian Rochette11blocIntervention de Christian Rochette, Conseiller Régional, maire de Saint Rémy de Maurienne, Président du SPM lors de la session du Conseil régional le 28 mars 2013 au sujet de l'actualisation du schéma interrégional d'aménagement et de développement du Massif des Alpes.<p><strong>Intervention de Christian Rochette, Conseiller R&eacute;gional, maire de Saint R&eacute;my de Maurienne, Pr&eacute;sident du SPM lors de la session du Conseil r&eacute;gional le 28 mars 2013 au sujet de l'actualisation du sch&eacute;ma interr&eacute;gional d'am&eacute;nagement et de d&eacute;veloppement du Massif des Alpes.</strong></p> <p>Monsieur le Pr&eacute;sident, Chers Coll&egrave;gues,</p> <p>Pour avoir travaill&eacute; pendant 40 ans <em>en</em> montagne et <em>pour</em> la montagne et avoir suivi le premier SIMA&nbsp;de 2006 et les travaux du Comit&eacute; de Massif pr&eacute;paratifs &agrave; la mise en place du second Sch&eacute;ma&nbsp;Interr&eacute;gional d'Am&eacute;nagement et de D&eacute;veloppement du Massif Alpin, je suis aujourd'hui perplexe et&nbsp;inquiet.</p> <p>Perplexe car les grands documents d'orientation servent surtout &agrave; alimenter les administrations et&nbsp;&agrave; r&eacute;glementer, m&ecirc;me si on voit bien ensuite notamment avec la convention alpine le respect qu'il&nbsp;en est fait&hellip;</p> <p>En effet, en mati&egrave;re de transport, le protocole TRANSPORT de la CONVENTION ALPINE interdisait&nbsp;toute nouvelle perc&eacute;e de tunnel dans les Alpes&hellip; cela n'a pas r&eacute;sist&eacute; au dernier accord FRANCO&nbsp;ITALIEN &agrave; Lyon et surtout &agrave; la pression des Italiens qui ont fait dispara&icirc;tre la galerie de s&eacute;curit&eacute; au&nbsp;profit d'un second tube.</p> <p>Du reste, vous allez nous proposer tout‐&agrave;‐l'heure une adh&eacute;sion &agrave; ALPARC qui est para&icirc;t‐il le seul&nbsp;organe de mise en oeuvre de la convention alpine et de ses protocoles &hellip; J'attends toujours sa&nbsp;r&eacute;action suite &agrave; cette violation du protocole &laquo; transport &raquo;</p> <p>Globalement, nul ne saurait s'opposer aux bonnes intentions de ce sch&eacute;ma et surtout pour ceux qui&nbsp;vivent en montagne et gr&acirc;ce &agrave; la montagne car :</p> <p>‐ Consolider et diversifier les activit&eacute;s sp&eacute;cifiques du massif, n'est‐ce pas ce qu'ils font depuis&nbsp;plus d'un demi ‐si&egrave;cle ?</p> <p>‐ Organiser et structurer le territoire, c'est bien le r&ocirc;le essentiel des &eacute;lus de terrain et de nos&nbsp;communes et intercommunalit&eacute; de montagne, m&ecirc;me si d'aucun se plaisent quelquefois &agrave; leur&nbsp;contester ce r&ocirc;le fondamental comme si la lumi&egrave;re, la science et la connaissance des vraies&nbsp;valeurs montagnardes et le dessin de l'avenir de nos populations montagnardes devait&nbsp;imp&eacute;rativement &ecirc;tre pass&eacute; au tamis des &laquo; sachant environnementaliste &raquo; de nos villes et autre&nbsp;professeur es qualit&eacute;&hellip; qui nous explique le Bien et le Mal.</p> <p>‐ Ins&eacute;rer les Alpes fran&ccedil;aises dans leur environnement r&eacute;gional, transfrontalier et transnational,&nbsp;dont acte si ce qui se fait de longue date peut &ecirc;tre renforc&eacute;.</p> <p>‐ Et bien s&ucirc;r garantir nos ressources patrimoniales et naturelles, qui mieux que les habitants et&nbsp;leurs &eacute;lus peuvent en &ecirc;tre les garants, m&ecirc;me s'il y a pu avoir par le pass&eacute; quelques erreurs, la&nbsp;loi est pass&eacute;e &agrave; juste titre par l&agrave; avec la proc&eacute;dure UTN et les &eacute;quilibres sont aujourd'hui mieux&nbsp;respect&eacute;s.</p> <p>La gestion des espaces de montagne se fait, vous le savez, sous l'oeil vigilant des services de&nbsp;l'Etat, les lieux et structures de concertation existent dans lesquels TOUS les Acteurs peuvent&nbsp;faire valoir leurs avis (d&eacute;marche UTN, mais aussi SCOT, PLU, sans compter les enqu&ecirc;tes&nbsp;publiques).</p> <p>Aujourd'hui les projets sont largement discut&eacute;s en amont et quasiment n&eacute;goci&eacute;s entre toutes&nbsp;les parties.</p> <p>Alors arr&ecirc;tons l'opposition st&eacute;rile entre l'&eacute;conomique, l'am&eacute;nagement du territoire et&nbsp;l'environnement. D&eacute;finissons et reconnaissons une bonne fois ce qui est utile et souhaitable&nbsp;pour la montagne, pour ceux qui en vivent, pour ceux qui en jouissent et qui s'en &eacute;merveillent&nbsp;tout en &eacute;vitant la sanctuarisation et la guerre des &laquo; egos &raquo; environnementaux.</p> <p>Les d&eacute;bats, les rencontres sur le territoire de la montagne sont trop souvent des plaidoyers pro&nbsp;domo d'un camp du d&eacute;veloppement contre celui de l'immobilisme et du statu quo, quand n'est&nbsp;pas pr&ocirc;n&eacute; le retour en arri&egrave;re.</p> <p>Je vais maintenant prendre quelques exemples pour montrer que nous sommes pour des&nbsp;&eacute;volutions r&eacute;elles.<br /> <br /> Pour la r&eacute;habilitation de l'immobilier de loisir, nous proposons qu'un effort soit demand&eacute; aux&nbsp;op&eacute;rateurs immobiliers d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents en station qui voudraient construire des lits neufs au lieu&nbsp;de r&eacute;habiliter.<br /> <br /> Sur le tourisme, nous souscrivons &agrave; l'id&eacute;e qu'il faut le diversifier m&ecirc;me si cela reste une gageure&nbsp;et que depuis des d&eacute;cennies on essaie. Nous ne voulons pas pour une mono industrie du ski&hellip;&nbsp;cependant &laquo; si le tout ski, c'est bien fini, la montagne sans le ski, c'est finie. !&raquo;<br /> <br /> C'est pourquoi il faut rester ferme sur le pivot essentiel de l'activit&eacute; et de l'&eacute;conomie de&nbsp;montagne : la neige et la glisse. Nous sommes inquiets, Monsieur le Pr&eacute;sident !<br /> <br /> Nous n'avons pas &agrave; rougir des emplois cr&eacute;&eacute;s en montagne, au contraire nous en sommes fiers.&nbsp;Nous n'avons pas &agrave; nous cacher le fait que les &frac34; des investissements en montagne sont li&eacute;s au&nbsp;ski, nous n'avons pas et surtout nous, M. LE PRESIDENT DE LA REGION RHONE ALPES &agrave; avoir le&nbsp;SKI HONTEUX ! car c'est bien de cela dont il s'agit souvent, ma coll&egrave;gue vous l'a montr&eacute; gr&acirc;ce &agrave;&nbsp;l'&eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par votre outil touristique RHONE ALPES TOURISME, la montagne c'est le tr&eacute;sor&nbsp;du tourisme rh&ocirc;nalpin !<br /> <br /> A l'inverse de ce que votre magazine hiver 2012/2013 a publi&eacute; en escamotant le ski et la glisse,&nbsp;et en passant le ski par pertes et profits. Mais permettez‐moi de relever d'autres incoh&eacute;rences&nbsp;dans votre politique touristique puisquavec RHONE ALPES TOURISME vous misez sur toutes les&nbsp;valeurs intrins&egrave;ques de la montagne notamment l'hiver, politique que vous avez valoris&eacute;e lors&nbsp;de l'inauguration de grand ski en janvier dernier &agrave; CHAMBERY , et politique que vous reniez&nbsp;dans votre magazine.<br /> <br /> Le sch&eacute;ma interr&eacute;gional m&eacute;rite aussi le m&ecirc;me reproche car pour un document d'orientation&nbsp;g&eacute;n&eacute;rale, consacr&eacute; &agrave; la zone alpine, la place r&eacute;serv&eacute;e &agrave; l'&eacute;conomie touristique des stations est&nbsp;nettement insuffisante au regard de son apport r&eacute;el aux Rh&ocirc;nalpins, &agrave; ses collectivit&eacute;s&nbsp;territoriales et &agrave; ses entreprises, &agrave; leurs salari&eacute;s et aux sportifs du ski (que vous plaisez &agrave;&nbsp;recevoir lorsqu'ils font triompher Rh&ocirc;ne‐Alpes). Nous souscrivons naturellement &agrave; la&nbsp;s&eacute;curisation de l'emploi saisonnier et nous y travaillons avec les &eacute;lus du territoire. Que la plus&nbsp;grande r&eacute;gion de ski au monde ait le &laquo; ski honteux &raquo; est non seulement navrant mais peut &ecirc;tre&nbsp;consid&eacute;r&eacute; comme une faute politique.<br /> <br /> Du reste les d&eacute;partements alpins de la R&eacute;gion RHONE ALPES ne s'y sont pas tromp&eacute;s m&ecirc;me s'ils&nbsp;sont mesur&eacute;s pour l'ISERE, remettent cependant tous en cause l'insuffisance de la prise en&nbsp;compte de l'activit&eacute; hivernale y compris l'ISERE dont le Pr&eacute;sident PICHOUD du Parc des Ecrins&nbsp;est ni plus ni moins le Pr&eacute;sident de tous les Parcs Nationaux.<br /> <br /> Monsieur le PRESIDENT, le SIMA pour le volet tourisme propose ni plus ni moins que de&nbsp;banaliser, voire de sous‐estimer le premier moteur &eacute;conomique et social des territoires&nbsp;touristiques du massif alpin que sont les stations.<br /> <br /> Et si les &eacute;lus du premier Parc National, celui de la Vanoise, sont si r&eacute;tifs &agrave; la nouvelle Charte,&nbsp;c'est non seulement parce qu'ils n'ont pas &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;s comme ils le devaient, mais aussi&nbsp;parce que le projet de charte ne disait &agrave; aucun moment que l'on s'assurerait qu'il serait&nbsp;compatible avec l'objectif de consolidation du tourisme et l'agriculture de montagne. C'est&nbsp;pourtant &agrave; nos yeux l'une des questions majeures que pose cette charte et sur laquelle&nbsp;les choses doivent &eacute;voluer.<br /> <br /> Vous comprendrez que mon intervention ait &eacute;t&eacute; volontairement ax&eacute;e sur le tourisme alpin et&nbsp;que nous &eacute;mettions aussi quelques doutes avec la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; certains projets dont la fameuse&nbsp;prospective pour RHONE ALPES MONTAGNE 2040 ! Car relier les deux dossiers cela ne semble&nbsp;pas opportun, vu les diff&eacute;rences de dur&eacute;es, ni &agrave; la mesure de l'enjeu du SIMA qui doit &ecirc;tre&nbsp;valid&eacute; pour les 6 ans &agrave; venir. De plus, j'en profite pour vous rappeler qu'il semble que les socioprofessionnels&nbsp;attendent toujours d'&ecirc;tre sollicit&eacute;s pour MONTAGNE 2040 !<br /> <br /> Enfin sur les autres th&egrave;mes :<br /> <br /> ‐ <u>Sur la th&eacute;matique de l'eau</u>,<br /> L'enjeu am&egrave;ne &agrave; une r&eacute;flexion collective qui doit imp&eacute;rativement s'appuyer sur une&nbsp;connaissance objective du poids relatif de chacun des usages, puis &agrave; une conciliation des&nbsp;usages, voire &agrave; des arbitrages sur les diff&eacute;rentes utilisations de l'eau.<br /> <br /> ‐ <u>Sur la question fonci&egrave;re</u>,<br /> Concernant les conflits d'usages entre une forte demande cons&eacute;cutive aux am&eacute;nagements&nbsp;&eacute;conomiques et la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;server un foncier agricole et forestier fonctionnel, les&nbsp;trames vertes et bleues et les espaces pastoraux et l'environnement, il est &agrave; noter que les outils&nbsp;favorisant l'implication des propri&eacute;taires dans un sens collectif existent (associations fonci&egrave;res&nbsp;pastorales par exemple).<br /> <br /> ‐ <u>La gestion des transports de marchandises</u> et leur distribution n&eacute;cessitent des solutions&nbsp;adapt&eacute;es au contexte des territoires alpins, avec la mise en oeuvre de solutions innovantes.&nbsp;La r&eacute;alisation des acc&egrave;s fran&ccedil;ais du LYON TURIN aura pour objet, avec sa composante fret, de&nbsp;disposer d'un itin&eacute;raire performant, beaucoup plus efficace &eacute;nerg&eacute;tiquement. Les Alpes&nbsp;pouvant &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme un territoire privil&eacute;gi&eacute; d'application des transports durables,&nbsp;la restructuration du r&eacute;seau ferr&eacute; devra &eacute;carter &agrave; terme le fret de sites naturels sensibles et de&nbsp;la travers&eacute;e des principales agglom&eacute;rations.<br /> <br /> ‐ L'am&eacute;lioration des mobilit&eacute;s transfrontali&egrave;res, les mesures n&eacute;cessaires de gestion des trafics&nbsp;internationaux, qui doivent &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es dans les vall&eacute;es alpines sur la base de crit&egrave;res&nbsp;environnementaux, ne doivent pas entra&icirc;ner un report de trafic routier. A ce titre, les &eacute;ventuels&nbsp;Plans de Protection de l'Atmosph&egrave;re sur certains territoires doivent prendre en consid&eacute;ration&nbsp;et r&eacute;duire fortement le risque de report de trafics de transit. Il faut appliquer les m&ecirc;mes r&egrave;gles&nbsp;de circulation partout et d&eacute;velopper de mani&egrave;re urgente le report modal par des incitations&nbsp;effectives.<br /> <br /> De m&ecirc;me le maintien des industries &eacute;lectro intensives des vall&eacute;es alpines doit &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute; en&nbsp;leur permettant de b&eacute;n&eacute;ficier de tarifs et quotas au niveau de l'approvisionnement &eacute;lectrique.<br /> <br /> En conclusion, nous voterions le SIMA si des ajouts &eacute;taient possibles et, surtout, si notre&nbsp;amendement supprimant la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; 2040 &eacute;tait accept&eacute;.</p>spm/bloc-crayon.jpg2013-04-08T13:56:497676011110020130328-conseil-regional-christian-rochette.pdfpdf/20130328-conseil-regional-christian-rochette.pdf0PDFDocument82http://www.maurienne.fr/InfoliveImages/1Page par defautmaurienne1Moteur Agenda../include/fr/filtrage/filtrage-agenda.aspxhttp://www.maurienne.fr/InfoliveImages/http://www.maurienne.fr/InfoliveDocuments/http://www.maurienne.fr/InfoliveVideos/
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